Le restaurant

L’histoire de la Fischerstub est indissociable de celle de la marque Fischer, donc commençons par l’année 1821 lorsque Jean Fischer crée la brasserie de l’Ours Blanc installée dans la rue du Jeu des Enfants à Strasbourg. C’est en 1840 qu’elle devient Brasserie Fischer, en hommage à son fondateur.

Schiltigheim
Pour répondre à la demande grandissante de bière Fischer, la brasserie doit s’agrandir et s’installe à Schiltigheim, en 1854. Fischer n’est pas le seul brasseur à s’installer à Schiltigheim, la situation surélevée de la ville, son sol argileux et ses lignes de chemin de fer, attire les brasseurs strasbourgeois, et devient très vite La Cité des Brasseurs. La plupart des brasseries locales possédaient des activités multiples : la fabrication de bière bien sûr, souvent le maltage (transformation du grain d’orge en malt) mais aussi un débit de boisson et une auberge où l’on pouvait manger, voire même dormir. La brasserie Fischer, rapidement après l’installation à Schiltigheim, confie à Frédéric Illinger, jeune architecte strasbourgeois l’édification de la Fischerstub qui ouvre ses portes en 1905.

Discret et peu connu, le jeune architecte aimait le rectiligne, il attribua au restaurant schillickois un style néo alsacien fait de «colombages et larges baies cintrées, qui donnent sur un jardin d’été».

Cet établissement très populaire permettait de se retrouver le soir pour boire des chopes de bières et fumer : chacun possédait sa propre chope marquée à son nom et sa propre pipe. On accompagnait alors sa bière de saucisses ou de harengs, tout en lisant le journal.

La brasserie
La malterie avec ses deux grandes cheminées, symbole de la brasserie, que vous voyez à l’entrée de la ville est érigée en 1912.
C’est l’architecte allemand, Langeloth qui donne au bâtiment industriel cette inspiration militaire et néo-médiévale, faite de briques, de verre et de métal. La malterie se dressera alors comme une forteresse, sa façade rappellera celle d’un château fort des temps modernes. Le bâtiment s’inscrit depuis tout ce temps tel un donjon dans le paysage de l’entrée de la ville. La brasserie Fischer est alors une grande brasserie, moderne et très bien équipée.

Avec la fin de la 1ère guerre mondiale, l’Alsace redevient française et la brasserie décide d’adopter pour un temps le nom francisé de « Brasserie du Pêcheur » (elle ne reprendra son nom d’origine qu’en 1963).

Dans les années 1960, Michel Debus prend les commandes de la brasserie à la suite de son père. Il décide alors de mener une politique forte de communication et monte un véritable laboratoire d’innovation qui ouvre une nouvelle voie pour la marque Fischer. Les codes de la marque alors créés sont ceux que vous retrouvez encore aujourd’hui.

Aujourd'hui...
La Fischerstub a su conserver son âme authentique et sa dimension conviviale des tables partagées entre collègues, amis ou famille. Elle est aujourd’hui une brasserie alsacienne typique de grande renommée. On y trouve encore cet univers fait de nappes à carreaux, de cigognes et de mobilier traditionnel comme d’un « Stammtisch » dans sa salle principale.

Le restaurant a été certifé « Maître Restaurateur » en 2012, ses plats du terroir et sa cuisine régionale n’y manquent jamais de panache ! La Fischerstub reste la seule stub encore ouverte dans la Cité des Brasseurs.